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Villemarqué merkte in zijn 1839-uitgave op, dat de afschuwelijke tekst van de 'cantique' Ann Ifern (1839, p. 347, nr. IV: l'Enfer, 'De Hel'), tegengesteld was aan die van de liederen over de Hemel, die lieflijk, mystiek en innemend zijn. Volgens hem is het aannemelijk dat het lied Ar Baradoz aan pater Michel Le Noblet, een Bretonse missionaris en tijdgenoot van pater Maunoir, wordt toegeschreven.
De hieronder geschreven tekst zou zijn opgetekend aan de hand van het zingen van een bedelaarster, zittend aan de voet van een kruis aaan de wegkant. De arme vrouw zong het lied vanuit een intense emotie en liet haar tranen daarbij gaan. Volgens de Villemarqué een gift van God en daarmee een symbool van Bretonse devotie.
Een andere uitvoering vescheen in de collectie van Bourgault-Ducoudray, Trente mélodies populaires de Basse-Bretagne (1885). Eveneens in de verzameling van Jef Le Penven, Tralalalaleno, recueil de 30 chansons harmonisées (1949), alsmede een variatie in de samenstelling van An Tour-Tan, Kantikou brezhonek, recueil de cantiques bretons de l'évêché de Saint-Brieuc (1983).
Ar Baradoz(Ies Tréger)Jezuz! pégen braz vo (peger braz eo) Plijadur ann éneéo, E drugaré Doué, (Pa 'zint dirag Doue) Hag enn hé garanté! Berr gavann ann amzer, Hag ar boaniou dister, (poanio dister) O gounan dé ha noz, (O sonjal deiz ha noz) D'ann gloar ar baradoz (E gloar ar baradoz) Pa zellann enn envo, Hag etrézé va bro, Nijal d-i-a garenn, (di a) Evel eur goulmik wenn. (goulmig) Pa vo pred ar maro, Neuzé me kimiado (gimiado) Euz ar c'hik gwall-boaniuz (Ouz ar c'hig ankenius) Enébour d'a Jézuz. (da) Gand joa é c'hortoann Ann trémen divézan; Hast am euz da wélet Jézuz, va gwir bried. Kerkent a ma vézo Torret va chadenno, M'en em savo enn er Evel eunn alc'hueder. (alc'houeder) Trémen a rinn al loar Evit monet d'ar c'hloar, War ann héol, ar stéred, (Dreist ann heol, ar stered) Mé a vézo douget. (Pa vin pell diouz an douar, Traonien leun a c'hlac'har, Neuze me rai eur zell Ouz va bro Breiz-izel.) Neuzé mé a laro: (me lavaro) -Kénavo, d-id, va bro, Kénavo, bed doaniuz, Ha béc'hou glac'haruz; (Gand da veac'hiou poaniuz) Kénavo, paourentez, Kénavo, gwanérez, (goanerez) Kénavo, trébillo, (trubuillo) Kénavo, pec'héedo! (pec'hejo) Pelloc'h né zouginn ket (zoujiun) Chaden ann drouk-spéred; (Ardo ann drouk-spered) Biken mé n'em golo Goudé pred va maro. Va c'horf ével eul lestr (Evel eur vag gollet) En deuz ma zigaset, (Va c'horf deuz va c'haset) Dré ann avel gwalla (Ama, dre ann avel) Hag ar riel ama; (Ar glao har ar riel) Ar Maro a porzer (Maro, te ann treizer) A zigor ar c'hastel, (A ziger d'in ar ger) Pa burzunet é bet (Pa vruzun gand an her) Va lestr oud hé c'herrek.- (Va lestr oud he rec'hier) Abep-tu pa zellinn, Kemment tra a wélinn Kargo va zaoulagad, (A rai d'am daoulagad) A joa hag a eur-vad: (Ha d'am c'halon mil vad) Perc'her ar baradoz Digor ouz va gortoz, Ar zent, ar zentezed, (sentezed) Tost d'am digéméret. Mé vo digéméret E palez ann drinded, (Drinded) E-kreiz an énorio Hag ar molodio; (meuleudio) Ha éno, évit mat, (mad) Wélinn Doué ann tad (Tad) Gand hé vab benniget (Vab) Hag ar Spéred meulet. Mé a welo Jézuz, Enn eur c'hiz dudiuz, O lakat war va fenn Ar gaera kurunen: -Ar c'horfou benniget (Ho korfou evuruz) Evel ma hoc'h-hu bet, (A lavaro Jezuz) Zo eunn tensor kuzet (Oa tensorio kuzet) Enn douar santelet. (Enn douar benniget) Evel grizio roz-wenn, Pé liz pé spern-gwenn, (Pe lili) E kornik eul liorz, (kornig) Ed-hoc'h-hui kreiz va borz; (Em' oc'h e-kreiz va forz) Ar bochedo roz-wenn (C'houi zo em baradoz) Ré lis ha ré spern-gwenn, (Evel bokedo roz) Gol ho bleun er maré, (A zivleun d'ar mare,) Hag ho c'hav adarré (Hag a vleun adarre.-) Evit poanio dister Evit ankenio berr, Ni vézo paet mad Gand Doué, hor wir dad. (hor gwir dad) Kaer a vo da gwélet (Kaer a vezo gwelet) Ar werc'hez benniget, (Werc'hez) Gand daouzek stérédenn A ra hé kurunen. (c'hurunen) Gwélet a remp ouspenn, (Gwelet a rimp ouspenn) Gant hé bep eunn délen, (Gant-ho peb a delen) Vanden ann arc'haélé (Aele hag arc'haele) Holl o voli Doué; (Holl o veuli Doue) Kanan heb éhan 'bed, Kanouenno kaer-meurbed, A rai molodion Da grouer ann envo. Gwélet a raimp-ni c'hoaz Hé leun a c'hloar ha c'haz, (Leun a c'hloar, leun a c'hraz) Ré zalvet a bep lec'h; (Hon tado, hor mammo) Béleien ha ménec'h, (Hor breudeur, tud hor bro) Gwerc'hézed a bep oad, Sentézed a bep stad, Gragez, intavézed, Gand Doué kurunet. Ann holl élédigo War ho eskéligo, Ker minon, ker ru-benn, (Ker mignon) Nijal enn dro d'hon fenn, (A nijo dreist hor penn) O nijal dreis hon fenn, (A nijo dreist hor penn) Hé ével ar wénen, (Evel eunn bed gwenen) Kreiz eur park a bleunio, (Enn eur parkad bleunio) Eno er vandenno. (Son ha c'houez-vad gant-ho) Eurusded heb hé far! 'Nn eur gounan mé ho kar; (O sonjal me ho kar) C'hui a ra d'in dizoan (C'hui a ro d'in dizoan) Er boanio ar bed-man! (E poanio) |
Le Paradis(Dialect de Tréger)Jésus! combien est grand Le bonheur des âmes, au sein de la bonté de Dieu (quand elles sont devant Dieu) et dans son amour! Je trouve le temps court, et légères les peines, en songeant nuit et jour à la gloire du Paradis. Quand je regarde le ciel (Quand je lève les yeux vers le ciel) ma patrie, (vers le ciel ma patrie) je voudrais y voler comme une petite colombe blanche. Quand viendra l'heure de la mort, alors je quitterai cette chair misérable (cette chair douloureuse) l'ennemie de Jésus. J'attends avec joie le terme de ma vie, (le dernier passage) j'ai hâte de voir Jésus, mon véritable époux. Aussitôt que mes chaînes seront brisées, je m'élèverai dans les airs comme une alouette. Je passerai la lune pour aller à la gloire, je foulerai aux pieds le soleil et les étoiles (Qand je serai loin de la terre, cette vallée de larmes, alors je jetterai un regard à mon pays de Basse-Bretagne) Alors je dirai: -Adieu, mon pays (à toi mon pays) adieu monde de souffrances (adieu à toi, monde de souffrance) et douloureux fardeaux; (et à tes douloureux fardeaux) Adieu, pauvreté, Adieu, affliction, Adieu, troubles, Adieu, péchés!- Je ne porterai plus (Je ne craindrai plus) les chaînes du malin esprit! (les ruses du malin esprit) maintenant que l'heure de ma mort est passée, je ne me perdrai plus. Mon corps, comme un vaisseau, (Comme un vaisseau perdu,) m'a conduit ici, (mon corps m'a conduit ici,) malgré les vents (malgré le vent, la pluie) et ka tempête; (et le brouillard glacé) La mort est le portier (O trépas, tu es le portier) qui m'a ouvert le château (qui m'ouvre le château) contre les écueils duquel s'est brisé mon navire.- (les flots ont brisé mon navire) De quelque côté que je me tournerai, tout ce que je verrai mes yeux de joie (remplira mes yeux et mon coeur) et de bonheur: (de mille félicités) Je verrai les portes du paradis ouvertes pour m'attendre, et les saints et les saintes Prêts à me recevoir. Je serai admis (Je serai reçu) dans le palais de la Trinité au milieu d'honneurs et d'harmonies; Et là récompense (Et là, en vérité) je verrai Dieu le Père avec son Fils béni et l'Esprit saint. Je verrai Jésus, d'un air plein de bonté, placer sur mon front une belle couronne. -Les corps bénis, (Vos corps heureux) comme l'ont été les vôtres, (dira Jésus) sont un trésor caché (étaient des trésors cachés) en une terre sanctifiée. (en une terre bénie) Vous êtes en ma cour comme des racines de rosier blancs, (comme des pieds de rosiers blancs) de lis, ou d'aubépines, dans le coin d'un courtil; (dans l'angle d'un jardin) Les rosiers, les aubépines et les lis, (Vous êtes dans mon paradis) perdent leur fleur, (comme des bouquets des rosiers) dans la saison, (qui perdent leur fleur dans la saison) et la recouvrent. (et fleurissent de nouveau) Pour de légères souffrances, pour de courtes angoisses, nous recevrons de Dieu, notre véritable père, (nous serons bien payés par Dieu) une brillante récompense. (notre véritable père) Elle sera belle à voir la Vierge bénie, avec les douze étoiles qui forment sa couronne. Nous verrons encore (Nous verrons aussi) les légions des archanges, qui chantent les louanges de Dieu, chacun une harpe à la main; Qui chantent sans fin, (stanza ontbreekt in latere uitgaven) d'admirables cantiques en l'honneur du Père des cieux. Nous verrons encore, pleins de gloire et de grâce, des élus de tout l'univers, (nos pères, nos mères, nos frères) des prêtres et moines, (les hommes de notre pays) Des vierges de tout âge, des saintes de toute condition, des femmes, des veuves couronnées par Dieu. Tous les petits anges, (Des choeurs de petits anges) portés sur leurs petites ailes, si gentils et si roses, voltiger autour de nos têtes, (voltigeront au-dessus de nos têtes) Voltiger par-dessus not têtes, (Voltigeront au-dessus de nos têtes) comme un essaim d'abeilles, (harmonieuses et embaumées) dans un champ de fleurs. O bonheur sans pareil! En pensant à vous, je vous aime! vous consolez mon coeur dans les peines de cette vie! |